Réunion pour le projet Creanceybiogaz avec Edgar, Véronique, Jean Paul, Antoine, Patrick et Florence
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Réunion pour le projet Creanceybiogaz avec Edgar, Véronique, Jean Paul, Antoine, Patrick et Florence
Edgar Morin : « Nous sommes amenés à lutter contre une grande inconscience. » Photos Cléments RENARD
Lors de cette soirée débat avec Stéphane Hessel, vous avez abordé le thème suivant : « Pour une politique de l’humanité ». Cette politique est-elle devenue une nécessité ?
« L’aventure extraordinaire de l’humanité a commencé, il y a des millions d’années, probablement en Afrique, avant que les populations ne se dispersent sur tous les continents… Nous sommes les acteurs d’une aventure incroyable ! Mais, en même temps, dans cette aventure, que d’échecs, que d’erreurs, que de désastres ! La mondialisation en est un nouvel épisode. Cette mondialisation, qui est un processus profondément ambivalent, qui comporte des vertus incroyables, est aussi porteuse de vices encore plus grands et comme elle est effrénée, sans contrôle, sans pilote, cela nous ramène à notre thème sur la gouvernance, Nous avons avec cela un grand problème. Qui doit gouverner cette planète ? Pour parvenir à une gouvernance mondiale, il faudrait que l’humanité prenne forme et prenne conscience. L’humanité ne doit pas seulement être compartimentée en États, en nations. Certes, la diversité humaine est une richesse, mais tout ceci devrait pouvoir être intégré dans un système où une partie de la souveraineté serait perdue, celle qui concerne les intérêts communs. »
Et comment l’humanité devrait-elle prendre conscience ?
« En comprenant que la communauté de destins de tous les humains en face des mêmes problèmes, des mêmes périls, des mêmes questions vitales, doit devenir de plus en plus fortement consciente. Il faut un esprit commun à l’humanité, qui la relierait à la « patrie terrestre ». Ce sont des conditions nécessaires à l’émergence d’une gouvernance mondiale, que, pour l’heure, je ne vois pas. »
Il y a pourtant des mobilisations internationales aujourd’hui…
« C’est vrai, sur des thèmes comme le péril écologique ou la spéculation financière… mais pour aboutir, il faut un vaste mouvement citoyen. Quand on parle de politique de l’humanité, que veut-on dire ? C’est une symbiose entre ce que peut apporter de meilleur l’occident (démocratie, droits de l’homme, de la femme, technologies…) mais aussi le meilleur d’autres civilisations, notamment le sens de l’entraide et des solidarités que nous avons perdu, un sens des relations avec la nature, le respect de l’âge, alors que les Africains sont ahuris de la façon dont on traite nos vieux. Nous pouvons aussi apporter l’émancipation de la jeunesse. »
Rio, 20 ans après
Autour des incertitudes d'une gouvernance mondiale
Dijon, les 16, 17 et 18 juin 2011
La démarche « Rio, 20 ans après » débute à Dijon en Bourgogne en juin 2011
sous la présidence scientifique de Edgar Morin. Elle est prévue pour explorer la
question des incertitudes comme fondement d'une réflexion scientifique ouverte
aux alternatives. Les personnalités invitées à s'exprimer sont là avant tout pour
favoriser l'émergence d'un débat dans une volonté de citoyenneté. Les plénières
n'ont de sens que parce qu'elles sont relayées par des « cercles réflexifs ». Ce
travail en groupes restreints, destiné à permettre de faire émerger des propositions collectives,
sera proposé à l'ensemble des présents.
Il sera capitalisé pour les quatre autres évènements prévus de par le monde, Poitiers Niort
septembre 2011, Brasilia octobre 2011, Lomé décembre 2011, Reykjavik janvier 2012, avant Rio
2012 du 4 au 6 juin.
Programme
Jeudi 16 juin 2011
8 h 45 : Ouverture
− François PATRIAT, président de la Région Bourgogne
− François REBSAMEN, maire de la ville de Dijon, président du Grand Dijon
9 h 00 - 11 h 00 : Plénières Politique de l'humanité, politique planétaire
Les incertitudes politiques
− Michelle BACHELET, ancienne présidente de la République du Chili, ONU Femmes
− Laurence TUBIANA*, directrice de l'IDDRI
− Edgar MORIN, directeur de recherche émérite au CNRS, président de l'IIRPC
− Waddick Joseph DOYLE, directeur du département de la communication internationale,
université Américaine de Paris
Animateur : Alfredo PENA-VEGA, responsable scientifique du programme "Rio 20 ans après",
IIRPC
Les incertitudes humaines : que s'est-il passé en Afrique ?
− Michel BRUNET, chaire de paléontologie humaine, Collège de France
11 h 00 - 11 h 15 : Pause-café
11 h 15 - 12 h 30 : Vers de "nouvelles" gouvernances ?
Les BRICS (I) / Afrique du Sud-Brésil-Inde : autres défis, autres voies ?
Contextualisation et problématique
− Rémi PARMENTIER*, directeur du Varda group
− Lucien CHABASON, directeur délégué de l'IDDRI, Sciences Po Paris
− Elena PRODEN, associée de recherche auprès du directeur général de l'UNITAR-ONU
Afrique du Sud : une puissance politique africaine dans la gouvernance mondiale
− Aminata TOURE, directrice du département "genre, droits humains et culture" - UNFPA - ONU
− Doudou DIENE, ancien rapporteur auprès du secrétaire général de l'ONU
− Ivan MEYER, ministre des relations internationales, des affaires culturelles et du sport
12 h 30 - 13 h 00 : Discussion
13 h 00 - 14 h 30 : Déjeuner
14 h 30 - 15 h 30 : BRESIL : passer de l'émergence au leadership
− Izabella TEIXEIRA*, ministre de l'environnement du Brésil
− Cristovam BUARQUE, sénateur de la République du Brésil, ancien ministre de l'éducation du
gouvernement de Lula, vice-président de la commission des affaires étrangères du sénat du Brésil
et professeur de l'université de Brasilia
Animateur : Elimar PINHEIRO DO NASCIMENTO, directeur du CDS (centro de desenvolvimento
sustentavel), sociologue, université de Brasilia
15 h 30 - 16 h 00 : Discussion
16 h 00 - 16 h 15 : Pause-café
16 h 15 - 17 h 15 : INDE
− K.T. RAVINDRAN, architecte et expert en planification urbaine
− Dileep PADGAONKAR, chargé de mission pour le Cachemire nommé par le premier ministre
Indien, consultant auprès du journal Times of India
17 h 15 - 17 h 45 : Discussions et Fin
19 h 00 - 20 h 30 : Soirée débat : Pour une politique de l'humanité
− Edgar MORIN, directeur de recherche émérite au CNRS, président de l'IIRPC
− Edwy PLENEL, directeur de Mediapart
− Stéphane HESSEL, ancien diplomate, écrivain
− Dominique WOLTON, directeur de l'institut des sciences de la communication, CNRS
Débat animé par : Claude PATRIAT, CREDESPO, université de Bourgogne
Vendredi 17 juin 2011
09 h 00 - 10 h 30 : Plénière : Les incertitudes environnementales : Y a t'il un modèle alternatif
? Halte à la croissance ? Quarante ans après
sous la direction scientifique d' Hervé KEMPF, essayiste
− Cristina NARBONA, ambassadrice du gouvernement espagnol auprès de l'OCDE, ancienne
ministre de l'environnement espagnol
− Guido GIRARDI, président du sénat de la République du Chili
− Marco DERIU, professeur à l' université de Parme
− John David ZIELINSKI, spécialiste américain de l'intégration et de l'anti-corruption en Afrique
10 h 30 - 11 h 00 : Discussions
11 h 00 - 11 h 15 : Pause café
11 h 15 - 11 h 45 : Quelle éthique pour quel développement ?
− John CROWLEY, chef de la section de l'éthique des sciences et de la technologie, UNESCO
11 h 45 - 12 h 15 : Présentation méthodologique : Les défis face aux incertitudes : les
cercles réflexifs
− Vladimir UGARTE, consultant ALMEDIO
− Alfredo PENA-VEGA, responsable scientifique du programme "Rio 20 ans après", IIRPC
12 h 00 - 13 h 30 : Déjeuner
13 h 30 - 18 h 30 : les cercles réflexifs
Le défi de la démocratie
− John David ZIELINSKI, spécialiste américain de l'intégration et de l'anti-corruption en Afrique
Animateur : Claude PATRIAT, CREDESPO, université de Bourgogne
Les BRICS (I) / Afrique du Sud-Brésil-Inde : autres défis, autres voies ?
− Aminata TOURE, directrice du département "genre, droits humains et culture" - UNFPA - ONU
Animatrice : Véronique NAHOUM-GRAPPE, historienne et anthropologue EHESS
Le défi de la justice :
− Nicola BULLARD, focus on the global south (FOCUS)
Animateur :
Le défi écologique
− Ilona MENDE-DAUM, politique de l'environnement international
Animateur : Jean-Marc SALMON, chercheur associé, Telecom & Management-sud Paris
Le défi de l'eau
− Pedro ARROJO, physicien, professeur d'économie à l'université de Saragosse. Prix Goldmann
2003
Animateur : Rodrigo OLAVARRIA, directeur des programmes, fondation France Libertés
Le défi urbain
− K.T. RAVINDRAN, architecte et expert en planification urbaine
Animateur :
21 h 00 : Soirée de Gala
Samedi 18 juin 2011
09 h 45 - 11 h 30 : Vers Rio 2012 : Quelle voie ? Eléments pour discussions et une
contribution
− Aminata TOURE, directrice du département "genre, droits humains et culture" - UNFPA - ONU
− Hernan SANDOVAL, président de Chileambiente
− Claude PATRIAT, CREDESPO, université de Bourgogne
− Alfredo PENA-VEGA, responsable scientifique du programme "Rio 20 ans après", IIRPC
− Elimar PINHEIRO DO NASCIMENTO, directeur de CDS, sociologue à l'université de Brasilia
− Carlos OMINAMI, président de la fondation Chile 21
Animateur : Jean-Marc SALMON, chercheur associé, Telecom & Management-sud Paris
11 h 30 - 13 h 00 : Synthèses des cercles réflexifs, Conclusion
* sous réserve
Contacts
Informations, tarifs et inscription en ligne : uip2011@iirpc.org,
http://y20rio.org/dijon
Coordination et contenu scientifique :
Alfredo PENA-VEGA, responsable scientifique du programme "Rio 20 ans après", IIRPC
contact@iirpc.org
IIRPC - Institut international de recherche, politique de civilisation
Espace Mendès France - 1 place de la Cathédrale - BP 80964 - 86038 Poitiers Cedex
Tel. 05 49 50 33 00 // Fax. 05 49 41 38 56
Le prix décerné par l'association a pour but de promouvoir la recherche . Le premier a été décerné à Esther Graudens CNRS sur le thème identification et représentation des réseaux fonctionnels associés aux réponses sensibilité et résistances intrinsèques des cancers colorectaux aux chimiothérapies
Les critères de sélection reposent sur les valeurs fondamentales de l'association, fixée par le bureau et contrôlée par le Président du Jury .
Vous pouvez demandez à faire partie du jury en nous contactant, pour obtenir les conditions de cette nomination.
Le Prix 2012 - 2014 portera sur les deux thèmes suivants
Nutrition Santé Bio
Quel modèle économique pour une agriculture exemplaire Quelle Traçabilité et Authentification des produits bio Fiscalité des produits Bio
Mode de distribution alternatifs choix responsables Nutrition Santé
Production vivrière Nutrition Santé
Economie de la production bio
Fiscalité opportunités proposition de loi
Mode de distribution alternatifs choix responsables Nutrition Santé
Prévention Santé Citoyenne
Douleurs chroniques TMS santé au travail
Recherche Caractérisation la douleur
Cette communauté de destins, et la conscience de notre terre patrie, est l’axe des prochains travaux qui seront récompensés par le Prix Liliane et Pierre Dusserre 2012 - 2013
Laurent a accepté de me succéder à la présidence du Prix Liliane et Pierre Dusserre dont je continuerai à servir la philosophie avec pragmatisme dévouement et respect de la parole donnée à Liliane et à Pierre la veille d’un 22 février 2003,..
Cette formidable mobilisation que l’esprit la clairvoyance de Edgar Morin nous à proposé lors de notre congrès systémoscope au Sénat en préfiguration du sommet mondial de l’information à
Genève
Pierre nous pouvons dire à Liliane « parole tenue » mais rassurez vous, notre route ne s’arrête pas là ! le 13 nous souhaitons l’anniversaire de Pierre et son prochain contrat au
sein de l’association qui verra de nouveaux membres poursuivre les projets …
Qu’à l’occasion de cet édito il me soit donné de remercier bien sûr les amis mais aussi les contradicteurs et les opposants, car l’innovation
doit déranger et provoquer l’opposition, c’est le gage de la stabilité.
Merci à Edgar Morin de sa perpétuelle fécondité et de la profondeur de cette conviction que la complexité ouvre la voie à la connaissance de la connaissance et dispose que la métamorphose est à
la vie ce que l’amour est à l’humanité
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JP Dussausse
lien vers le prix Liliane et Pierre : link
Un schéma régional climat-air-énergie sera prochainement monté dans la région
Les ambitions de la région en matière d'énergies ne manquent pas d'envergure. Car force est de constater aujourd'hui que la production énergétique de la région Bourgogne est huit fois moins importante que sa consommation finale soit, toute énergie confondues, une consommation de 4,5 millions de tonnes-équivalent-pétrole en 2007. Or, dans son deuxième volet, le Grenelle de l'environnement ambitionne de diviser par un facteur 4 les émissions nationales de gaz à effet de serre du niveau de 1990 d'ici 2050 et de porter la part des énergies renouvelables à 23% de la consommation française. Un programme qui passe par l'échelle locale et l'élaboration d'un schéma régional...
Le schéma régional Climat Air Énergie : une obligation légale
Rappelons que la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010 prévoit l'élaboration dans chaque région d'un schéma régional climat-air-énergie (SRCAE). Sa vocation ? Définir les grandes orientations et objectifs régionaux aux horizons 2020 et 2050 en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de maitrise de la demande d'énergie, de lutte contre la pollution de l'air et d'adaptation au changement climatique. Ainsi, au conseil régional de Bourgogne et à la préfecture de Côte-d'Or, s'est tenu vendredi 15 avril 2011 le premier séminaire de cadrage de ce schéma en présence de l'ensemble des acteurs bourguignons. Un "séminaire ouvert" afin que "l'ensemble des conclusions puissent être pleinement partagées par les acteurs", affirment Anne Boquet, préfète de la région Bourgogne, et François Patriat, président de la région Bourgogne.
A partir d'un état des lieux validé et à travers quatre ateliers - bâtiments résidentiels, déplacements et urbanisme, patrimoine public, énergies renouvelables -, l'objectif était de discuter des orientations les plus pertinentes de l'avenir de la région sur les thématiques du climat, de l'air et de l'énergie. Pour Pierre Radanne, expert en politiques énergétiques face au changement climatique, "le climat ne se définit pas dans l'espace local : le climat français se fait dans tous les autres pays, d'où la difficulté des négociations internationales".
9,6 tonnes de CO2 par Bourguignon par an en moyenne
Pourtant, c'est bien cet échelon qui a été retenu par les autorités françaises. A l'échelle de la Bourgogne, les bâtiments représentent 46% de l'énergie consommée, les transports 36%, l'industrie 16% et l'agriculture 3%. Ces énergies sont à 46% issues de produits pétroliers et du gaz naturel, ou de l'électricité à 22%. "Aucun siècle n'a été aussi riche, avance Pierre Radanne. Mais aucun siècle n'a aussi laissé produire autant de négligence. L'humanité est capable du pire égoïsme mais peut aussi être d'une générosité extraordinaire lorsqu'on la contraint." Un des objectifs du Grenelle est de diviser par un facteur 4 les émissions nationales de gaz à effet de serre du niveau de 1990 d'ici à 2050. A noter que chaque Bourguignon produisait en moyenne 9,6 tonnes de dioxyde de carbone (CO2) en 2007, un chiffre un peu supérieur à la moyenne nationale de 8,3 tonnes.
Dans la région, l'agriculture représente 31% des émissions de gaz à effet de serre : un chiffre qui réserve quelques surprises car les émissions sont essentiellement liées à la digestion des animaux d'élevage (35%) et à la gestion des effluents d'élevage (17%). Parmi les pistes évoquées, la valorisation du biogaz, qui représente actuellement moins de 1% des énergies renouvelables produites en Bourgogne. En effet, il existe deux types de biogaz : ceux issus des déchets et ceux issus des effluents d'élevage. Tandis que 6,5 millions de tonnes de déjections seraient produites chaque année par les principaux élevages, une installation de 250 kW est en cours de réalisation sur une exploitation agricole à Devay (58) et d'autres sont d'ores et déjà en projet.
L'or vert est dans le pré ?
Ainsi à Créancey, aux portes de Pouilly-en-Auxois, en Côte-d'Or, un projet biogaz est en cours de réalisation. Autour d'Antoine Berthoux, agriculteur et éleveur laitier de la commune, cinq autres exploitants se sont réunis en association - Biogaz Créancey - et ambitionnent de créer une unité de méthanisation. Dans le courant avril 2011, le projet devrait prendre son envol avec la visite des constructeurs et même la venue d'Edgar Morin, que nous avons rencontré récemment (Lire notre article ici). Pour l'agriculteur, "l'objectif est bien sûr d'acquérir une certaine autonomie tout en garantissant une diversification des débouchés pour les cultures. Il s'agit également d'améliorer la gestion de l'azote et de la qualité de sols ou encore de réduire les odeurs".
Mais pour Pierre Radanne, avant même l'initiative collective, c'est dans la sphère privée qu'il faut faire bouger les choses : "Il faut faire un bon démocratique ! C'est en obtenant l'adhésion des gens que les choses évolueront car la moitié des émissions sont d'ordre privé". Vingt ans après le Sommet de Rio de 1992, la conférence des Nations unies sur le développement durable (CNUDD) aura lieu du 4 au 6 juin 2012 à Rio de Janeiro, au Brésil, soit un sommet entre les deux élections législatives et présidentielles.
Des potentiels encore inexploités
Pour le spécialiste, cette conférence internationale sera "l'occasion de lancer un grand débat sur les usages de l'énergie" : "La bonne nouvelle aujourd'hui, c'est qu'il reste la moitié des ressources en pétrole sur terre ; la mauvaise, c'est que nous avons tiré celui qui était le plus facile d'accès. Le pétrole est donc rare avant d'être cher". Aujourd'hui, le taux de récupération du pétrole avoisine les 35% contre 25% dans les années 1970. Ce taux pourrait sans doute augmenter mais d'une façon minime. Alors, dès que le baril dépasse le seuil de cent dollars, l'usage d'énergies alternatives devient intéressant. Dans notre édition du 18 mars 2011, nous faisions d'ailleurs le point sur le potentiel bourguignon en matière d'énergie renouvelable (Lire notre article ici).
Lors de la soudure du premier rail du tramway dijonnais vendredi 11 mars 2011 (Lire notre article ici), François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, expliquait que le "projet d'équipement en panneaux photovoltaïques du futur dépôt du tramway était aujourd'hui remis en cause par la publication d'un nouveau cadre règlementaire organisant la filière photovoltaïque en France". Les premiers panneaux ont été posés fin mars 2011 et l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) considère pour sa part qu'équiper 10% des habitations et couvrir 5% des autres bâtiments en panneau photovoltaïque représenterait une production de plus de 310 GWh.
Dans la région, 7,9% des besoins d'énergie primaire étaient satisfait par des énergies renouvelables en 2007 (87,2% pour le bois, 3,5% par l'hydroélectricité ou 3,1% par la géothermie). L'éolien représente pour sa part 2,4% des énergies renouvelables. Si le premier parc a été inauguré en 2009, selon la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal Bourgogne), en décembre 2010, seuls deux parcs étaient en service en Bourgogne et en Côte-d'Or, à Saint-Seine-l'Abbaye et Beurey-Beaugay (Lire notre article ici). Trois sont d'ores et déjà en cours de construction : deux parcs dans l'Yonne - quatre éoliennes à Clérimois et 27 à Joux-la-Ville - et un en Côte-d'Or -23 éoliennes à Echalot. 5.000 emplois pourraient être créés dans le secteur (Lire notre article ici), qui dispose d'un potentiel à ce jour de 428 MW à égalité entre la Côte-d'Or et l'Yonne. Pierre Radanne de conclure qu'il est nécessaire d'ancrer les acteurs économiques comme les entreprises et les entreprises dans les projets aux moyens de cluster (Lire notre article ici).
Différents séminaires vont être organisés avant d'entrer dans une seconde phase, celle des ateliers les 3,4, 9, 10 et 11 mai et les 6,7, 8, 14, 15 juin 2011. Une grande consultation sera lancée en septembre 2011.
Pouilly-en-Auxois
Pour sa dernière conférence-débat, samedi, la Ronde du Pays d’Auxois, association pollienne qui défend le cadre de vie de la région, avait opté pour un sujet à résonance locale : la méthanisation.
C’est Antoine Berthoux et son épouse Florence qui sont venus parler de ce procédé qui va dans le sens d’une agriculture biologique. Éleveur laitier à Baume, en conversion vers le bio, Antoine Berthoux a le projet, depuis plusieurs années, de créer à Créancey une unité de méthanisation, en association avec cinq autres exploitants de la commune.
La méthanisation est un procédé qui permet de fabriquer de l’énergie à partir de fumier ou de lisier mélangé à des déchets verts et alimentaires, poussières de céréales, etc.
Le méthane obtenu ne joue plus les gaz à effet de serre, mais sert à produire de l’électricité, revendue à EDF, et de la chaleur, utilisée dans des habitations ou un complexe collectif de proximité.
Antoine et Florence Berthoux ont expliqué, devant un public peu nombreux mais intéressé, les avantages de ce système pour l’instant peu connu en France, mais très utilisé au Luxembourg et en Allemagne. Le premier intérêt étant, pour les agriculteurs, de bénéficier d’un engrais bio, le digestat, résidu du procédé de méthanisation. Le second étant d’assurer au consommateur des nappes phréatiques moins polluées, une meilleure santé, etc. Un projet qui, avoue Antoine Berthoux, « n’est pas toujours bien compris au niveau local », mais qu’il espère bien voir aboutir dans les années à venir.
Publié le 06/04/2011 Le Bien Public
Aujourd'hui à 8 h 20 et à 18 h 20 présentation de notre projet à Radio France Bleu Bourgogne avec la journaliste Stéphanie PERENON
Une rencontre inoubliable, Edgar Morin nous a présenté à travers son livre "la Voie" l'avenir de l'humanité. Il est difficile de comprendre le présent et naturellement la conscience est toujours en retard sur l'évènement, alors comment comprendre le futur.
Mais ce qui est rassurant c'est qu'il nous a encouragé dans "notre voie". Comme il cite dans son livre "Il est possible de réinventer une agriculture qui assurerait la qualité de l'eau, préserverait la biodiversité, combattrait l'érosion afin de nourrir la planète à la fois en quantité et en qualité".
Et notre projet réponds à tous ces critères...
Derniers commentaires
L'avenir est dans les fermes.
Que les partis politiques s'occupent un peu plus de l'agriculture! On sait qu'il faut absolument développer les circuits courts entre agriculteurs et consommateurs pour lutter contre la malbouffe et le pouvoir des multinationales de l'alimentaire.
Les fermes, c'est une relative autonomie alimentaire,on y vit pas seul, la nature est à portée de main et dit-on, les enfants y développent beaucoup moins d'allergies.
Pourquoi le ministère de l'agriculture ne lance t'il pas une grande campagne pour inciter des jeunes à s'installer dans l' agriculture (il faut les y aider !) puisqu'aujourd'hui, on sait que bcp d'exploitations ne seront pas reprises par les
descendants des agriculteurs ?
La technologie ne nourrit pas son homme...
J'en profite pour rapporter d'autres extraits de cet ouvrage :"Quand un système est incapable de traiter ses problèmes vitaux, il se dégrade, se désintègre, ou bien se révèle capable de susciter un méta-système à même de traiter ses problèmes: il se métamophose".
Mr Rebsamen, dommage que vous ne méditiez sur de tels propos, ce qui hélas n'apparaiit pas dans les pages du journal d'information du Grand Dijon où la métamorphose en question passe par la reconnaissance par le Marché internationnal des Professionnels de l'Immobilier..grace entre autre à des sommes folles (l'argent du contribuable) investies dans des infrastuctures de prestige..
Conjuguer dans ce cas développement économique et dimension écologique ça ne sonne pas vraiment juste!
Je mets face à face ces propos recueillis dans le dernier bulletin "Dijon ouvre ses bras aux entreprises..au point d'afficher sans complexes des ambitions internationales"... avec celle d'Edgar Morin: face à la situation de la gigantesque crise planétaire "les partis politiques apparaissent aveugles et sclérosés"
LIEN DIJONSCOPE : link